Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Enfin la vérité

dimanche 16 mars 2008 par Michel Sercan

Synthèse du travail de mémoire, reconstitution de l’opération nazie

 Les Allemands investissent le village

Vers 15H, un premier véhicule de SS stoppe précisément devant l’épicerie MAINGUET, chef du groupe local. Cette colonne SS est conduite par Henri HANACK (*) dit le « balafré » de la gestapo d’Agen. Mme MAINGUET qui est dans l’épicerie, les voit et dit à son mari qui est avec JUTEAU, dans la cuisine « les voilà ». Aussitôt MAINGUET entraîne JUTEAU vers la porte qui donne dans la salle de bal et s’échappent par une fenêtre arrière s’ouvrant sur la petite place du puits public. Tous deux s’enfuient par les champs bordant le petit ruisseau qui descend du vallon en direction du lieu-dit ROUGÈRES. C’est là, qu’ont été, suite à réquisition, logés JUTEAU et BALSAN son beau-père (beau-père car il est le second mari de sa mère), réfugiés de la MAYENNE.

[*Les Allemands trouvent dans l’épicerie une liste des résistants portant en clair leur nom véritable et l’arme correspondante attribuée à chacun d’entre eux. Les armes ont été distribuées par JUTEAU à ROUGÈRES, la veille, en début de nuit. Antoine ROUX venu recevoir la sienne, rapporte dans sa déposition (2) que JUTEAU a établi une liste au crayon à papier.*]

C’est donc munis de la liste trouvée dans l’épicerie, décrite par Mme Yvette MAINGUET et vue vers 14Heures par Albert REYSSAC résistant du groupe local, que les Allemands, prennent en otage Pierre DOUMIC (beau-père de Mme MAINGUET Yvette, car troisième mari de sa mère), qui habite l’épicerie avec son épouse, sa belle-fille son mari Maurice MAINGUET et leur deux jeunes enfants. Ils décident alors de se faire piloter chez chacun des répertoriés et, en priorité, chez JUTEAU.

[*Le chef et son second, dans leur fuite, sont passé à quelques mètres de Georges GAENTZLER et Marie son épouse qui sont dans leur jardin, situé aux abords immédiats du village – Témoignage de Marie (2) : « mon mari et moi avons vu passer ou plutôt courir MAINGUET avec JUTEAU, semblant tous deux complètement affolés. Mon mari a alors crié à MAINGUET qui était à quelques mètres de lui : « Qu’est-ce qu’il y a ». Ni MAINGUET ni JUTEAU, non seulement pas tourné la tête vers nous et se sont enfuis sans répondre » !...*]


Portfolio

Récit de l'instituteur Récit de l'instituteur La Nouvelle République 4 10 44 1re partie La Nouvelle République 4 10 44 2e partie Epicerie après la tragédie

Documents joints

14 mars 2008
Document : Word
1.4 Mo

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