Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Enfin la vérité

dimanche 16 mars 2008 par Michel Sercan

Synthèse du travail de mémoire, reconstitution de l’opération nazie

 Souvenir à jamais gravé

Mme Dorino ELLERO (ex Mlle Josette SERCAN 9ans1/2 à l’époque) raconte : Nous étions en classe avec M. ADER ; vers 15H, un camion stationne sous le tilleul face à la classe. Peu de temps après trois allemands en tenue viennent brutalement arrêter notre instituteur (voir ses récits dans le journal LE PATRIOTE des 19 et 20 octobre 1944), qui nous dit : « les enfants, rentrez chez vous ». Dès lors, je vais me déplacer dans le village, sans être interpelée, à la recherche de maman et de mon petit frère pendant une heure. Je vais de la maison à l’épicerie, devant laquelle les hommes ont été rassemblés, tandis que les femmes ont été regroupées face à eux sous le marronnier. Je revois toujours papa, livide ; ce sera ma dernière vision de lui. Je réentends Marie GAENTZLER, les deux ou trois fois où je suis retournée près d’elle, me dire : « Josette ne reste pas là va retrouver maman ». Après avoir erré une heure environ, j’ai enfin pensé à rejoindre ma petite sœur dans la classe des petits de madame ADER.

 Pourquoi BAZILLE, qui n’appartenait au groupe

Marius BAZILLE, future victime, est venu à St Pierre ce 7 juin 44, accompagné de son frère Léon. Marius était réfugié avec sa femme et ses trois enfants à St Caprais de Lherm. Il était sous lieutenant FFI (une rue porte depuis son nom), à Séte. Il avait dû fuir, car recherché par les Allemands ; son frère Léon, arrêté sur dénonciation avait été expédié prisonnier en Allemagne. Ils étaient venus se réfugier sur St Caprais, car ils y avaient des cousins, la famille FORNER. Léon a bénéficié de l’aide d’un officier allemand antinazi (un ancien de 14/18) et a pu s’évader. Il est alors venu rejoindre son frère et sa famille, alors locataires de M. Mitadié. Ils viennent d’apprendre l’affaire de La Clotte, ils connaissent bien Antoine ROUX de St Pierre avec qui ils sont en rapport. Ils décident donc d’aller en informer l’épicier MAINGUET dont ils connaissent le rôle. A l’approche du domicile du maire de St Pierre, ils aperçoivent des Allemands. Aussitôt Bazille intime l’ordre à son frère, sans papier, de plonger dans le fossé bien que broussailleux. Léon se cache sous le pont derrière « Malgat » où il retrouve un homme qu’il ne connaît pas. En fait, il s’agissait de M. FONTANAC (son fils Jean m’a confirmé l’anecdote) qui, travaillant sur un toit des bâtisses du maire, a vu la colonne arriver et a donc cherché un abri. Marius, se croyant porteur de ses papiers, a donc continué seul. Conscient d’être contrôlé, il met ses mains dans sa veste et réalise qu’il ne les a pas sur lui. Alors, il va essayer de fuir à travers champ, face au domicile MOYNIÉ, il est grièvement blessé, une balle lui a traversé l’abdomen. Les Allemands le récupèrent et l’amènent au camion arrêté devant la mairie. Il y est soigné dans un premier temps puisqu’il sera retrouvé avec un bandage autour du ventre.


Portfolio

Récit de l'instituteur Récit de l'instituteur La Nouvelle République 4 10 44 1re partie La Nouvelle République 4 10 44 2e partie Epicerie après la tragédie

Documents joints

14 mars 2008
Document : Word
1.4 Mo

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