Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Enfin la vérité

dimanche 16 mars 2008 par Michel Sercan

Synthèse du travail de mémoire, reconstitution de l’opération nazie

 Le crime

Un peu avant 17H, HANACK porteur de la liste et qui avait exigé la restitution des armes de cinq arrêtés listés (Gabriel DOSTES, Raymond FROSSARD, Georges GAENTZLER, Émile ROUTABOUL et Jean SERCAN) va y ajouter DOUMIC Pierre (leur otage) et CASTEX Marcel (trouvé porteur de grenades) – ces deux derniers n’appartenaient pas au groupe(3) et aussi Marcel FONTAINE. Ainsi, comme le rapportait André BUSQUET dans La Nouvelle République du 4 octobre 1944, ce sont bien huit hommes qui sont emmenés de l’épicerie. Au passage, y sera ajouté Marius BAZILLE qui va être le neuvième des exécutés du village. Quand ADER, GALAN et d’autres… iront ramasser les victimes, DOSTES et CASTEX qui ont essayé de fuir dans le champ (sur le côté du monument érigé depuis à leur mémoire), seront également retrouvés morts et massacrés de la pire des façons.

Pendant ce temps, le bâti « domicile épicerie » a été incendié. Seuls les domiciles de MAINGUET –chef du groupe de St Pierre- et de JUTEAU son subalterne auront été incendiés. GUICHARD est ramené, dans la voiture d’ HANACK, à AGEN.

 Et le chef qu’est-il devenu ?

Qu’est devenu le « chef local » Maurice MAINGUET ?...

A la tombée du jour, son épouse Yvette MAINGUET inquiète, demande à Louis SIMON (2) , André BOUYSSÉS (5) et Marie GAENTZLER (2), elle qui les a vus s’enfuir, de partir à sa recherche. Sans doute a-t-il été tué, comme son adjoint ?...

[*Ils vont le retrouver (2) resté caché, depuis sa fuite, dans le lit du même ruisseau qui descend du vallon, proche du pont de la route de PUYMIROL, face au domicile de Mme Zélia AUVERGNON. Celle-ci, vers 18H s’est retrouvée face à lui, alors qu’il esquissait une sortie – le fils de Zélia, Guy, a rapporté le fait – lui demandant : « qu’est-ce que vous faites là », il avait replongé dans sa cache.

MAINGUET n’avait pas accompagné son second jusqu’à son domicile, alors que des armes y étaient encore cachées dans la grange où avait eu lieu la distribution la veille au soir.*]

Il partira ensuite se réfugier à ST URCISSE, chez un oncle M. COSTES, à la ferme « Combe Maurelle », où il restera caché avec Charles LASJUNIES jusqu’au départ des Allemands du département. La déposition du cousin (4) explique tout cela.


Portfolio

Récit de l'instituteur Récit de l'instituteur La Nouvelle République 4 10 44 1re partie La Nouvelle République 4 10 44 2e partie Epicerie après la tragédie

Documents joints

14 mars 2008
Document : Word
1.4 Mo

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