Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Récit de Paul DENIS

lundi 31 mars 2008 par Michel Sercan

Résistant présent à La Clotte lors de l’attaque par les S.S. Manuscrit qu’il a rédigé sur son parcours patriotique

Le Collectif des Orphelins tient à exprimer sa profonde gratitude à Madame Gervaise DENIS, veuve de Paul, qui a bien voulu lui transmettre copie du manuscrit rédigé par Paul et en accepter la publication sur son site. C’est aussi à elle que l’on doit les trois extraits du journal LA PATRIE.

Ci-après la transcription, pour en faciliter la lecture, du manuscrit du Paul DENIS. La mise en page est celle de son manuscrit consultable dans le portofolio

TRANSCRIPTION

En arrivant à Agen le 22 septembre 1941, je fus affecté au service de la Comptabilité. Le soir de ce jour, je fis connaissance avec à peu près tous les employés des services et vit entre autres pour la première fois celle qui allait être ma Fiancée. Notre histoire commença comme toutes les autres. Je ne prêtais d’abord pas attention plus que cela à cette jeune fille et ce sont bien ses qualités morales qui me la firent remarquer. Je fus affecté le 1er octobre au service des Titres ce qui me rapprochait considérablement de la petite puisque nous allions travailler ensemble. Ses qualités morales et son caractère enfantin, toujours de bonne humeur, m’impressionnèrent et de son coté, il me sembla que je ne lui étais pas indifférent. Il se passa alors ce qui arrive toujours. On aime sans oser se l’avouer et quand on s’en rend compte, on essaie de se rencontrer tout en redoutant l’entrevue. Toujours est-il que le 22 décembre1941 nous échangions notre première promesse au cours d’un « échange de vue » qui ne dura certes pas plus de trois minutes. Mais le lendemain, notre trouble dissipé, nous reprenions l’entretien de la veille au soir (6 heures) au cours de

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notre première promenade commune. J’en parlais à mes parents quelques jours plus tard et Gervaise à sa Grand Mère et à ses Oncles. Nous obtenions leur consentement le 1er janvier 1942. Gervaise vint prendre le dessert à la maison le dimanche suivant et j’allais chez sa Grand Mère quelques jours plus tard. Puis nous fûmes invités chez l’oncle Jean à Colayrac le 22 février 1942. Le même jour, j’avais quitté la Société Générale et j’avais commencé mon travail au Service des Réfugiés. Je travaillais dans des conditions parfaites d’entente et de camaraderie avec des employés lorrains et alsaciens comme moi. Notre amour grandit, les caractères se forgèrent et nous n’eûmes pas d’autres histoires que celles de tous les jeunes amoureux jusqu’au mois d’Août 1942. Ce mois là, mon frère Robert se fiança à Riom, avec la sœur de mon camarade Lucien DURAND, Paulette. C’est là que mes parents décidèrent de nous fiancer également à notre retour à Agen. Ce qui eut lieu le 30 août 1942. Nous allâmes le matin à la messe de 9 heures, puis un déjeuner intime nous réunit à la maison et l’après midi nous allions promener ensemble sur la route de Bordeaux. Le 22 octobre 1942, mon frère se maria à Riom et ma fiancée et moi entreprenions pour y aller notre premier voyage commun. Le 8 novembre 1942, les Alliés débarquèrent en Afrique du Nord et le 11 les allemands envahissaient le sud de la France. Cette date marqua pour moi, toute une vie nouvelle remplie d’embuches.

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