Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Récit de Paul DENIS

lundi 31 mars 2008 par Michel Sercan

Résistant présent à La Clotte lors de l’attaque par les S.S. Manuscrit qu’il a rédigé sur son parcours patriotique

Le Chef du Service des Réfugiés était Monsieur Jacob, Chef de Bureau à la Préfecture du Haut Rhin. Le samedi 14 novembre, il me fit appeler et me proposa d’entrer dans le mouvement de résistance qu’il était chargé de former. Il me demanda de prendre ma part de responsabilité parmi les 4 ou 5 membres directeurs qui seraient seuls au courant de nos faits et gestes. J’acceptai. Le samedi suivant nous eûmes notre première réunion chez lui à laquelle assistaient : Meistermann, Diener, Blasy et moi. Mr Jacob nous mit au courant du travail à accomplir et nous annonça qu’il était déjà en contact avec un Colonel Anglais parachuté, le Colonel Hilaire qui devait nous faire avoir les armes nécessaires. Dans une autre réunion, nous discutâmes des effectifs et décidions de chercher à atteindre dès à présent le chiffre de 200. Prenant les listes des Réfugiés nous pointâmes les personnes susceptibles d’être enrôlées. Le recrutement fut donc le travail des semaines suivantes mais fut vite abandonné car il aurait fallu se faire connaître et c’est ce qui ne devait être à aucun prix, il y allait de notre tête. Nous eûmes donc recours à un autre procédé. Nous avions nos Chefs de quartier qui connaissaient 4 ou 5 hommes qui eux-mêmes indiquaient le nombre

Page 3

sur lequel ils pouvaient compter. Nos noms restaient ainsi cachés et de notre côté ne connaissions que peu de camarades. Nous arrivâmes au chiffre de 170 vers mars 1943 ce que nous jugeons suffisant momentanément. Au commencement de mars 1943 nous eûmes notre premier envoi d’armes. Un cours d’instruction sur ces engins nous fut donné à nous cinq, un soir à 22heures, chez Blasy par le Sergent Dupont du 150e R.I. On démonta une mitraillette Sten et on apprit le maniement des grenades. Mais la question la plus urgente était de savoir où cacher l’armement pour que le boche ne le trouve pas. Cette question devint très aigue car quelques jours après nous reçûmes deux caisses de mitraillettes et nous fûmes obligés de les enterrer provisoirement et secrètement dans la cour de la Préfecture. Il fut donc décidé de trouver immédiatement une maison à la campagne que l’on réquisitionnerait soit disant pour les réfugiés et qui nous servirait de dépôts d’armes. Nous eûmes la chance de trouver très rapidement une maison à Cassou, sur le plateau dominant la route de Périgueux d’une part et de Toulouse d’autre part. Nous l’installâmes de suite, emménageant des lits pour les futurs blessés, des couvertures, des draps ainsi que de la nourriture, pâtes, légumes secs, chocolat, lait en boite, viandes de conserves, confitures etc.…. Nous eûmes bientôt un nouveau parachutage qui fut

Page 4


Portfolio

Page 1 Page 2 Page 3 Page 4 Page 5 Page 6 Page 7 Page 8 Page 9 Page 10 Page 11 Page 12 Page 13 Page 14 Page 16 Page 17 Page 18 Page 19 Page 20 Page 21 Journal LA PATRIE 20 10 1945 Page 1 Journal LA PATRIE 20 10 1945 Page 2 Extrait du journal LA PATRIE George STARR alias Hilaire
Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 151431

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Récits des résistants   ?

Site réalisé avec SPIP 2.1.23 + AHUNTSIC

Creative Commons License