Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Récit de Paul DENIS

lundi 31 mars 2008 par Michel Sercan

Résistant présent à La Clotte lors de l’attaque par les S.S. Manuscrit qu’il a rédigé sur son parcours patriotique

Sur ces informations, j’écrivais de suite à Gervaise de rentrer à Agen, car je connaissais le plan d’insurrection de Paris. Je ne lui en donnais pas les raisons mais elle les comprit et quelques jours plus tard, elle arrivait. Grande fut notre joie mais de courte durée, car bien des évènements douloureux allaient nous séparer. Le 1 Juin, j’entendis à la radio anglaise la phrase « Messieurs, faites vos jeux ». C’était notre message d’alerte et il ne nous restait plus qu’à nous préparer, le débarquement était imminent. Le 5 Juin à 21 heures 20, la radio passa ce message « Véronèse était un grand peintre et Monsieur la Cerise était murie ». C’était pour nous la bataille et pour les Alliés le débarquement à 1heure du matin le 6 Juin. Je partis à 22H30 à bicyclette au lieu de rendez-vous à Bon Encontre où je réveillais à 23h15 les Abbés Maurel et Frischmann et Charles Fenot. Je leur annonçais la nouvelle. Quelques minutes après, Streiff arriva et donna des ordres. Frischmann ira le lendemain mobiliser sa section pour le 7 à 23 heures, Charles Fenot, tous les hommes habitant Agen, Morel ses hommes. Quant à moi, j’assurerai l’arrivée des armes, la répartition, et les questions matérielles au Château de La Clotte, aidé en cela par Morel dès qu’il aurait terminé et par 7 hommes qui arriveraient dans la matinée. Streiff prendrait liaison avec le commandement supérieur à la Croix Blanche. Ce fut notre travail du

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6 Juin. Vers 10 heures Jaeger, Roby (Venturelli), Esch, Goerig, Mazeau et Fougerousse apportèrent les armes. Esch repartit pour une autre mission et nous commençâmes le nettoyage des armes de suite. La nuit du 6 au 7 Juin, réunion des Chefs de section. Les opérations suivantes étaient décidées : le 8 à 2h du matin, un groupe attaquerait le dépôt d’autos de la milice à Castelculier, un autre ferait sauter la voie ferrée Toulouse-Bordeaux. Mon groupe se porterait sur Perville et formerait barrage sur la route menant vers le nord. Un autre ferait bouchon sur la route de Toulouse à Laspeyre, un autre sur la route de Cahors à Laroque-Thimbaut, un autre sur celle de Villeneuve au vallon de Vérone. Mission : gêner le trafic routier pour couvrir les équipes de destruction qui opéreraient à l’intérieur du cercle ainsi formé, interdire le passage aux voitures isolées ou en petites formations, harceler les gros convois, prévenir la direction qu’ils prennent, ne jamais se laisser accrocher. Le 7 donc à 5 heures du matin, nous prenons un peu de repos et à 7 heures, tout le monde partit chercher ses hommes. Nous restions au Château : Frischmann, Goerig, Mazeau, Roby, Jaeger, Levy, Fougerousse et moi. A midi je pris mon tour de faction sur la terrasse et 5 minutes plus tard le drame se produisit. J’étais donc de faction à l’angle de la terrasse qui surplombe la route et les métairies lorsqu’à 12 heures 05 je vois arri-

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