Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Résumé de toute la tragédie

vendredi 10 décembre 2010 par Michel Sercan

Reprenant les tortures, HANACK, obtient de GUICHARD l’organisation de la compagnie et apprend son installation au PC provisoire à Laclotte. Il va donc organiser l’expédition punitive.

Comme à l’accoutumé, la gestapo fait appel au 1er bataillon du régiment « Der Führer » de la sinistre division « Das Reich » stationné à Valence d’Agen. C’est déjà ce même scénario qui avait été suivi pour l’opération sur Lacapelle-Biron *.

En fin de matinée, la colonne conduite par HANACK qui a amené avec lui Raymond GUICHARD s’approche de Laclotte. Les waffen S.S donnent l’assaut. Les résistants présents ne sont alors que huit : l’abbé lorrain Pierre FRISCHMANN (adjoint de STREIFF), l’agenais André MAZEAU, l’alsacien Charles GOERIG, l’alsacien Joseph JAEGER, le girondin Jacques LÉVY, les lorrains Paul DENIS , Robert VENTURELLI et André FOUGEROUSSE (1).

MAZEAU aidé de GOERIG s’opposent à l’attaque et couvrent la fuite de leurs six autres camarades. MAZEAU abat un officier allemand, est à son tour tué et Goerig blessé. Furieux les S.S, qui n’ont pu trouver d’autres résistants, vont incendier le château, exécuter en sus, quatre otages qui n’ont aucun lien avec la résistance et dont le seul crime aura été leur présence dans l’environnement du château. Seront ainsi assassinés, Charles GOERIG -24ans-, Jean Clovis BOÉ -43ans-, Marcel BOÉ -17 ans-, Émile Jean AFFLATET -56 ans- et Raymond Roger AFFLATET -15 ans-.

Avant de quitter les lieux les waffen S.S pillent, puis incendient la ferme AFFLATET, proche du château.

Madame Marie Afflatet, épouse d’Emile Jean Afflatet, et Madame Marcelle Boé, épouse de Jean Clovis Boé, sont les témoins indirects de la tragédie. Elles seront entendues par des inspecteurs de la 7e Brigade de recherche de Police Judiciaire de Bordeaux le 18 mars 1946.

Après ce sanglant épisode, les Allemands se dirigent, toujours avec GUICHARD, au vieux château de CASTELCULIER. C’était là que GUICHARD avait constitué le dépôt de la plupart des armes de la compagnie. Le transfert s’était effectué dans l’après-midi du 6 juin vers Laclotte pour préparation et ensuite remise aux membres de la résistance qui doivent se regrouper au cours de l’après-midi du 7 juin pour engager leurs opérations de sabotages la nuit venue.

* Voir Trafics et Crimes sous l’occupation – Jacques DELARUE – Pages 310/311.

(1) Les réfugiés cités dans ce texte n’étaient pas retournés en Alsace et Lorraine malgré les « invitations » de Vichy.


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