Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Maurice JACOB

dimanche 6 janvier 2013 par Michel Sercan

Je tiens tout particulièrement à remercier et exprimer ma reconnaissance à Jean Pierre BURGER pour ses informations, apports de tous ordres et aide à reconstruire le parcours de Maurice JACOB et de ses compagnons. Sans lui, cette rubrique n’aurait probablement pas été créée.

Né le 11 août 1896 à BESANCON (Doubs). Il descend d’une famille alsacienne ayant opté pour la France en 1871.

Il occupe le rang de Sergent pendant la guerre 1914-1918 (son attitude exemplaire durant le conflit lui a valu l’attribution de la Croix de Guerre avec 3 citations et de la Médaille Militaire).

Après l’achèvement de la Première Guerre mondiale, il décide de rentrer en Alsace. Il intègre la Préfecture de Colmar en 1919.

Après juin 1940, il rejoint un noyau de la Préfecture du Haut-Rhin qui s’est replié à AGEN (Lot-et-Garonne), où il remplit la fonction de Directeur du Service des Réfugiés et Expulsés.

Dès l’envahissement de la zone libre par les Allemands il créé un groupe de résistance, tel qu’indiqué par Paul DENIS. Il devient ainsi l’un des chefs (groupe « Cigogne ») au sein du réseau Victoire/Wheelwright.

Suite à l’arrestation de Fernand GAUCHER à La Réole qui avouera l’existence d’un dépôt d’armes à La Clotte, le samedi 21 août 1943 : il est arrêté par la Gestapo au Château de la Clotte (commune de CASTELCULIER). Avec lui sont arrêtés : son épouse, son fils Serge, Paul BLASY et son épouse et Elie MOULIA. Amenés au SD d’Agen pour interrogatoires, les épouses et son fils seront relâchés. JACOB, BLASY et MOULIA seront enfermés 4 mois à la prison militaire Saint-Michel de TOULOUSE, avant d’être transférés à COMPIEGNE.

Le 17 janvier 1944 : tous trois, mais aussi Fernand GAUCHER, sont du convoi ferroviaire de déportés qui quitte COMPIEGNE pour la destination du camp de concentration de BUCHENWALD. Il est par la suite transféré dans le camp de concentration de DORA, puis à BERGEN-BELSEN.

Le 18 avril 1944 : à l’âge de 48 ans, Maurice JACOB meurt d’inanition et de mauvais traitements dans le camp d’extermination de BERGEN-BELSEN.

Grâce à son silence, même sous la torture, Maurice JACOB a permis à quelques éléments de son groupe de résistance de subsister.

Ainsi, en février 1944, Alfred STREIFF avec l’abbé Pierre FRISCHMAN fondent un nouveau groupe de résistance. STREIFF alias « FRED », le nouveau chef, le rattacha à l’O.R.A. dans la structure qui allait devenir le Corps Franc Pommiès (C.F.P.) au sein du bataillon d’Agen de Michel RIBOURT et son groupe la compagnie STREIFF.

Visionner la photo du service des réfugiés dans le portofolio ; on y trouve notamment : n°8 Elie MOULIA, n°9 Alfred STREIFF et n°13 Maurice JACOB et aussi l’article des « Dernières Nouvelles d’Alsace » de 1945


Portfolio

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